Droits humains

La cas de la famille ouïghoure livrée à la police chinoise : Ecolo demande des clarifications sur le rôle de la Belgique et que réparation soit faite.

Pour rappel, une famille issue de la minorité musulmane ouïghoure persécutée par la Chine a été livrée à la police chinoise le 29 mai dernier, alors qu’elle se trouvait à l’ambassade de Belgique à Pékin pour rejoindre le père qui réside à Gand avec un statut de réfugié politique. Bien que la mère ait demandé la protection de la Belgique et qu’elle ait refusé de quitter l’ambassade par peur de violation de ses droits fondamentaux, elle a néanmoins été refoulée et livrée à la police chinoise avec ses quatre enfants (5, 10, 12 et 17 ans). Depuis lors, ni elle, ni ses enfants n’ont pu entrer en contact avec leur mari et père, qui s’inquiète légitimement de leur situation.

J’insiste sur la responsabilité de l’Etat belge. En effet, notre ambassade à Pékin bénéficie, comme toutes les autres ambassades, d’une inviolabilité diplomatique qui ne permet pas aux forces de l’ordre du pays d’accueil d’y pénétrer sans invitation expresse. On se souvient, à titre d’exemple, de la protection accordée à Julian Assange durant des années à l’ambassade d’Equateur à Londres. Qu’une ambassade belge livre une femme et ses quatre enfants qui venaient demander la protection de la Belgique car ils sont issus d’une minorité persécutée par le Chine, dépasse l’entendement ! Un tel refoulement constitue à première vue une violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 33 de la Convention de Genève.